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Décès Jean-Jacques Schirmer

Instituteur puis Directeur de l'Ecole d'Autechaux dans les années 80/90, Jean-Jacques Schirmer est décédé jeudi dernier.
 
Voici le discours rédigé et lu par Pierre Filet, Maire de Montagney-Servigney, lundi 2 mars lors des obsèques au cimetière de Servigney :

Joëlle,
Mesdames, messieurs les membres de la famille, les habitants de Montagney-Servigney, les amis de Jean Jacques,

Nous nous retrouvons cet après midi dans le petit cimetière de Servigney pour honorer la mémoire de Jean Jacques Schirmer, décédé le 26 février. Un moment d’évocation d’une vie, un moment de recueillement simple, sans fioritures selon la volonté de Jean Jacques.

Jean Jacques est né à Sochaux, le 14 avril 1948, 3ème enfant d’une fratrie de 4, 2 filles et 2 garçons. Son père est garde fédéral, sa mère s’occupe du foyer à Villers Saint Martin, où Jean Jacques passe son enfance.

Scolarisé à Saint Georges, Jean Jacques rejoint ensuite le cours complémentaire de Baume les Dames, avant d’intégrer l’école normale. Il réussit au concours d’instituteur en 1970. Une année dense puisque Jean Jacques obtient cette même année un poste à Puessans, se marie en octobre avec Joëlle, et effectue son service militaire à Montbéliard, au quartier Pajol.

Le couple part à ce moment pour quelques années dans le Haut Doubs, près du Russey. Là viendra la naissance d’un enfant, qui malheureusement décèdera 3 ans plus tard, laissant on l’imagine une plaie béante. Dans la même période, Jean Jacques a aussi la douleur de perdre une de ses sœurs.

Puis c’est le retour à Puessans, dans la maison achetée par Jean Jacques et Joëlle. Les postes d’instituteur s’enchaînent, à Cendrey, à Chazelot jusqu’à la fermeture de l’école, puis comme remplaçant dans les écoles du secteur. Je me souviens qu’à l’école primaire de Rougemont, on voyait arriver avec un certain plaisir le remplaçant, barbu, la pipe à la bouche, lorsque l’un ou l’autre de nos maîtres était malade. Si c’était vers les beaux jours, probablement arrivait-il au volant de sa méhari crème. En classe avec Jean Jacques, on savait que la leçon du jour dériverait probablement vers l’histoire des sports automobiles, vers les premiers bolides. On se doutait même qu’on y passerait quelques heures si le remplacement tombait à la période du Paris Dakar, course qu’il affectionnait particulièrement.

Jean Jacques, enfin, est nommé à Autechaux où il termine sa carrière.

Au premier rang des passions de Jean Jacques était la chasse. Il l’a bien sûr beaucoup pratiquée ici, dans nos villages. Mais en 2003, l’heure de la retraite ayant sonné, vous partez pour 10 ans dans les Pyrénées, vers Font Romeu, dans un village au nom catalan imprononçable. Vous aviez bien vu que les périodes d’ouverture, de juin à février, sont bien plus adaptées à celui qui veut consacrer une grande partie de son temps à cette passion. 

Son cœur pourtant est toujours resté connecté à Servigney, village pour lequel il aura donné un peu de son temps en effectuant un mandat de conseiller municipal, de 1983 à 1989. C’est d’ailleurs à Servigney que vous revenez lorsque la maladie de Jean Jacques se déclare. Servigney et son calme, Servigney et la nature que Jean Jacques affectionnait. Vous me l’avez confié Joëlle, « son église était la nature, sa messe était la chasse, son alleluia les moments passés avec son chien ».

« Jean Jacques savait où il allait, je le savais aussi » m’avez-vous dit également. Pour autant l’épreuve sera difficile, et au nom du conseil municipal et des habitants de Montagney Servigney, je veux vous témoigner notre soutien et vous assurer de nos pensées.

La nature ne s’était jusque là pas montrée très clémente aujourd’hui en ce jour déjà triste, mais ces rayons de soleil viennent comme un clin d’œil ou peut être même un sourire, saluer le retour de Jean Jacques à la terre qu’il aimait. Ceux qui le connaissaient savent qu’il s’y sentira bien, qu’il y reposera en paix, à quelques mètres de sa maison, dans le calme de notre campagne.

Pour nous remémorer ce que nous avons pu vivre avec Jean Jacques, en mémoire de cette vie qu’il a passée à nos côtés, nous pouvons respecter une minute de silence.